(Eglises, chapelles, oratoires)

(Sources Patrimoine religieux : Archives départementales de la Corse du Sud et documents cités supra dans les notes et références.)

En 1522, l’église de San Mighele de Letia est citée pour la première fois comme chapelle rassemblant la communauté de Letia. Elle apparait comme "Capella" dont elle porte le titre(37).

Cette église, aujourd’hui disparue, était excentrée par rapport aux deux hameaux. Pour accéder à son ancien emplacement, il faut, après avoir quitté le hameau de Cugugnana, franchir le ruisseau de l’Erbaghju au lieu-dit « Ponte a u Fiume ». On gravit ensuite les « scale», larges marches pavées de pierres, pour emprunter un chemin, que monseigneur Mascardi décrira, en 1589, comme «montuosus ». Ce chemin est bordé de murs, aujourd’hui écroulés, dont les pierres jonchent le sentier qui mène jusqu’au lieu-dit « Campanile ».

L’arrivée sur le site de San Mighele s’effectue ensuite par un chemin plat également bordé de murs qui donnent encore une certaine majesté à ce lieu.

Les natifs de Letia indiquent qu’ils éprouvent de l’émotion en arrivant sur ce site qui conserve une partie de la mémoire de la communauté chrétienne qui se rassemblait là pour les cérémonies religieuses.

Ce lieu, chargé d’histoire, interpelle les visiteurs qui retrouvent là le décor d’un passé auquel leurs mémoires ont été familiarisées par les récits entendus dans l’enfance.

Ce passé, quelquefois idéalisé ou sublimé, n’était d’ailleurs pas incompatible avec ce qui était conté par ailleurs aux enfants sur la misère et les tragédies vécues par leurs ancêtres.

Letia comme l'ensemble de la région a été réprimé en 1459 par Antonio Spinola, alias « Antonio Calvo » chef de guerre à la solde de l’Office génois de Saint Georges, parce que le village avait soutenu, comme les autres communautés du vicolais, la révolte des seigneurs de Cinarca.

Comme l’ensemble du vicolais, la Cinarca et le Sia, en 1489, Letia sera à nouveau saccagé puis incendié et les habitants chassés, au titre de « la desabitazione » par Ambroggio de Negri, au cours de la deuxième guerre menée par l’office de Saint Georges contre Giovan Paolo di Leca. Le mercenaire français De Falcon, au service de Gênes, achèvera de détruire le village lors de la première défaite de Jean Paul de Leca en 1497, puis à nouveau en 1501 après l’échec définitif du même Jean Paul de Leca.

Enfin, le dernier saccage, complété par une nouvelle « désabitazione » sera le fait en 1503 des troupes de Niccolo Doria, commandant dès  1502 un corps expéditionnaire génois de 900 hommes débarqué à Ajaccio pour finir de réprimer la révolte initiée par Jean Paul de Leca de 1501 et poursuivie par Rinucciu della Rocca jusqu’en 1504. Niccolo Doria agissait sous l’autorité de Geronimo de Moneglia, commissaire de la Sérénissime à Ajaccio. Ce dernier saccage acheva la destruction du village, ou de ce qu’il en restait, par les « guastatori » de Niccolo Doria, mercenaires non combattants qui étaient affectés à la ruine des possessions des vaincus. Ces « guastatori » étaient redoutés pour leur cruauté, pour la destruction systématique des habitations et des biens ainsi que pour le massacre des troupeaux.

Or, malgré l’expulsion des habitants de Letia de leur village, en 1503, par Niccolo Doria ; expulsion assortie de l’interdiction de se rendre sur les lieux de leur ancien séjour sous peine de mort, l’église San Mighele est, en 1577, de nouveau fréquentée. On ne sait si elle a été épargnée par les guastatori de 1503 ou si elle a été reconstruite après que les habitants aient reçu, en 1516, l’autorisation de revenir sur le territoire de leur village à la suite de l’intercession du chanoine de Sagone et pievan de Vico, Ghjuvan Francescu di e Cristinacce, auprès des « magnifiques directeurs du Banco di San Giorgio ». Dans une lettre de 1516, cet ecclésiastique demandait aux autorités génoises de bien vouloir laisser les habitants de Letia revenir sur leurs terres en excipant du fait qu’il venait d’être mis fin, ailleurs, à l’exil d’autres communautés qui avaient également subi la « desabitazione » . Pour conforter sa demande, le chanoine rappelait que lui-même et avant lui son père, étaient de fervents partisans de Gênes, qu’ils n’avaient pas élevé d’objection à la mesure de « désabitazione ». Il argumentait sa requête en indiquant que les habitants de Letia avaient fait l’objet de cette mesure, non pas parce qu’ils avaient manifesté une opposition violente à Gênes, mais plus prosaïquement parce que leur village se trouvait aux « confins de la montagne » et qu’il convenait, dans le contexte de l’époque, de vider celle-ci de ses habitants. Nb : (pour réponse stp) sommes nous dans la période ou les génois en veulent plus particulièrement aux niolins ?

Avec sa requête, le chanoine de Sagone demandait que la mesure d’interdiction soit rapportée au profit des 39 personnes originaires de Letia, qui en 1513, s’étaient rendus discrètement sur les lieux qui leurs étaient interdits, avaient ensemencé, cultivé et même récolté ; l’énumération de la nature de leurs plantations, la manière dont ils avaient travaillé le sol, le détail et le total des quantités récoltées figurent sur un tableau détenu à Gênes, aux archives du « Banco di San Giorgio ».

Ainsi, on apprend que certains avaient semé du blé, du seigle et de l’orge après avoir labouré avec leurs propres bœufs ou avec des bœufs loués à des moines de Rennu tandis que d’autres avaient préalablement défriché leur champ en se servant de la « marra ». La quantité totale de céréales récoltée était de 241 « mezzini » soit 1446 « bacini » ce qui donnait environ 37 décalitres par personne concernée. Ceci est, à l’évidence très loin des rendements actuels et correspond davantage à une économie de survie qu’à une économie de subsistance.

Il n’est pas précisé quelle a été la sanction infligée à nos ancêtres pour cette transgression à l’interdiction qui leur était imposée. Une indication mérite cependant d’être relevée : comme la liste des contrevenants figure dans le registre des tailles, il y a eu, au minimum, une sanction fiscale.

Selon la tradition, le hameau de Cugugnana était alors situé au lieu-dit Coju, à proximité de San Mighele et des « trè Funtane » qui coulaient à proximité. Ce récit, concernant l’implantation de l’ancien site de Letia, transmis oralement au fil des générations, n’a pas de valeur probante et ne permet pas, pour l’instant, de détecter des vestiges d’une occupation durable du site, ceci à l’exception de la découverte aux alentours du site de San Mighele de divers tessons de céramique et de poterie, dont un morceau de « conca », datés du 18ème siècle.

Il faut toutefois indiquer que les églises de cette époque n’étaient pas toutes situées à proximité d’un ensemble bâti. La chapelle romane de Santi Sari a été édifiée sur un lieu de passage, l’église Santa Maria di u Surbellu, érigée sur un promontoire, avait vocation à rassembler les bergers et leurs familles séjournant dans la haute vallée de Canale. Enfin la chapelle romane de la Catena a été construite à proximité du château du même nom bien après l’édification de celui-ci. L’exemple caractéristique de cette manière de construire des églises hors agglomération est constitué par l’église romane de San ghjuvanni de Cinarca. Située au centre de la vallée, visible de chacun des villages, elle était équidistante des agglomérations et accessible à tous sans difficulté majeure, tous les chemins convergeant vers elle.

San Mighele sera décrit en détail en 1589, par Monseigneur Nicolas Mascardi, évêque de Mariana et Accia qui a effectué une visite apostolique dans le diocèse de Sagone et s’est rendu dans les paroisses qui le composaient.

Concernant Letia, il a rédigé un rapport, en langue latine, indiquant qu’il s’est rendu à « l’église paroissiale Saint-Michel du village de Lethia» pour laquelle il indique que « l’église et son autel demeurent découverts et qu’ils doivent être mis à l’écart ainsi que cela a été consigné ». Cette phrase hermétique pour les profanes reçoit son véritable sens dans les préoccupations de son auteur visant à la conformité des pratiques religieuses aux prescriptions liturgiques. L’église de San Michele était rattachée à l’autre église du village, éloignée de la distance d’une «borne» par un difficile chemin de montagne (montuosus). Mascardi indique par ailleurs qu’il est «grandement nécessaire de construire une nouvelle église dans un endroit plus approprié ». Il ne précise pas si "l'autre église du village" était celle de Saint-Martin. Ceci parait toutefois vraisemblable parce qu’elle était la seule autre église de Letia, les autres édifices religieux étant des oratoires. Le rattachement de San Mighele à l’église de Saint Martin, et vice-versa, constaté par le visiteur apostolique Mascardi semble être le prélude au rattachement, en 1597, du bénéfice de San Mighele à l’église de saint Martin par le même prélat.

Monseigneur Mascardi, décrit « le matériel » existant à « San Mighele de Lethia ». Ces accessoires étant conservés dans une châsse ouverte et répertoriés sur une liste établie comme suit:

• un calice comprenant la coupe et sa patène en argent;

• un missel romain;

• une chasuble en étoffe verte avec son étole et son manipule;

• une aube avec son amict et son cordon;

• un drap de tissu rouge, très usé et très vieux;

• un gonfalon de taffetas rouge (Omersino) c’est à dire armoisin;

• une boite pour les hosties;

• trois purificatoires;

• trois nappes en mauvais état («vilaines nappes»).

Cette description de San Mighele se termine par une précision sur le cimetière. "Il y a autour de l’Église un cimetière entouré d’un mur en pierres sèches, mais il n’est pas conforme".

Monseigneur Mascardi, dans sa relation écrite de sa visite à Lethia, a indiqué qu’il s’est également rendu à l’Oratoire Saint-Jacques « qui se trouve à proximité des maisons de la paroisse » et pour lequel il précise que « l’on célèbre parfois l’office à l’oratoire Saint-Jacques, « par convenance », pour éviter à la « foule des paroissiens » de se déplacer à l’église de san Mighele éloignée du hameau. Il précise que « cet oratoire n’est pourtant en rien adapté à cet usage mais que les paroissiens ont besoin de se rassembler autour d’un autel pour y entendre les offices. L’oratoire sert ainsi pour l’administration de l’ensemble des sacrements, selon la pratique des prêtres et diacres qui administrent également ces sacrements ». Mascardi, gardien du rite, considère que cet usage constitue «une faute et une erreur totales».

Dans la relation qu’il fait de sa visite, Mgr Mascardi ne mentionne pas d’autre prêtre que le curé Griffonus comme desservant de la paroisse. Le concernant, il donne les renseignements suivants : « Nommé sous-diacre en 1559, diacre en 1560, prêtre en 1569. Il était rattaché à l’église du très révérend Hieronimo Leandro ». « Nous savons avec certitude qu’il était âgé de quarante cinq ans, lorsqu’il fut nommé dans l’ordre régulier en 1573, le sixième jour de juillet ». La nomination par « libre résignation» (terme de Droit canon) avait été décidée par le prêtre Petro di Vico qui dirigeait localement cet ordre régulier. Mascardi précise que « en retour il (Griffonus) reçoit soixante livres destinées à récolter le fruit de la terre ».

Le visiteur apostolique indique, et ce n’est pas banal, que : « dans cette paroisse vivent des personnes qui ne pratiquent pas la confession » et qu’il « n’y a pas d’inventaire des biens et droits de l’église, pas plus qu’il n’existe de livre de l’état des âmes ». Selon Mascardi, « Il y a des abus comme ailleurs. On ne prend pas un habit particulier et la tonsure cléricale n’est pas pratiquée, comme il faudrait, les jours de fête ». Par ailleurs, il note que « La population ne se rend que rarement dans cette église ». « Le prêtre (Griffonus) n’enseigne pas la doctrine chrétienne. Il « garde » chez lui une femme âgée. Le prêtre possède deux livres se rapportant au sort des âmes mais ne les comprend en rien ». Mascardi évoque la présence de la Confrérie et précise: « la confrérie existe mais elle ne respecte pas la règle, et jamais on ne se réunit».

Le visiteur apostolique conclut par une brève et édifiante mention sur « la Population ne fut pas interrogée car elle ne se montra pas ». Les constatations faites par le visiteur apostolique donnent de la chrétienté de Cugugnana une image qui n’est pas la meilleure. La population s’abstient d’accueillir l’éminent visiteur, l’église est peu fréquentée, les paroissiens ne pratiquent pas la confession, la confrérie ne joue aucun rôle et le desservant de la paroisse, qui n’est pas vêtu et tonsuré comme il conviendrait à un ecclésiastique, est à peu près illettré et mène, selon toute vraisemblance, une vie profane.

Par ailleurs, il ressort du compte rendu de la visite que l’église de San Mighele est isolée par rapport aux maisons du village, lequel se situe déjà à cette époque à son emplacement actuel. On note qu’un cimetière entoure l’église, que la manière dont il est clos ne reçoit pas l’agrément du visiteur apostolique, lequel ne mentionne pas l’existence d’une Arca. Enfin, on note que parmi les constatations faites par le visiteur concernant les défaillances du curé, il lui est fait grief de ne pas tenir de registre de l’état des âmes. Cette carence, qui ne semble pas émouvoir outre mesure le prélat, sonne le glas, quelques siècles plus tard, des éventuelles recherches généalogiques des originaires de la paroisse à la recherche de leurs ancêtres.. Le diable se niche vraiment dans les détails..

Le livre « Histoire de l’Église de Corse » de l’Abbé Casanova, tome premier (Des origines à la révolte de 1729) (chez l’auteur à Zicavo, 1931) cite l’année 1589, date de l’inspection de la paroisse de Letia par monseigneur Mascardi et indique simplement : « Letia, paroisse. En 1589, St. Michel Archange. Revenu: 60 livres ».

Les autres visites apostoliques qui ont été effectuées à l’église de San Mighele comme dans les autres sites religieux de Letia, ne manquent pas d’intérêt. Si les relations qui en ont été faites ne sont pas aussi détaillées et aussi savoureuses que la première du genre, elles n’en recèlent pas moins des éléments d’appréciation sur l’évolution, dans leur comportement, des communautés chrétiennes de Letia, plus particulièrement de celle de Cugugnana.

Visite de Mgr Spinola et de son délégué Ambrosio Ferrari : C’est par la relation écrite de la visite effectuée le 7 juin 1686, par monseigneur Spinola, visiteur apostolique, accompagné de son délégué Ambrosio Ferrari, que l’on apprend que la chapelle du hameau de Cugugnana est désormais dédiée à Saint Roch tandis que San Mighele demeure l’église paroissiale du hameau. Ambrosio Ferrari a pour sa part visité les églises et effectué un inventaire détaillé de l’oratoire Saint-Roch, et des églises de san Mighele et San Martinu, les 5, 6 et 7 juin 1686.

Le titulaire de l’église de san Mighele est alors le prêtre Angelo Maria Leca, originaire de Calvi, âgé de 30 ans et domicilié à Rennu. L’église a été « obtenue par concours » et le prêtre est muni d’une lettre de mission de la chancellerie de Sagone. Il dispose de 280 livres de bénéfice en monnaie de Gênes.

Lors de sa visite, le prélat a donné l’absoute après avoir remarqué la présence de quelques sépultures. Mais il a surtout noté que dans l’église de San Mighele il n’y avait ni Saint Sacrement ni tabernacle et que l’autel était dépourvu de croix. Pour ce qui est des ornements sacerdotaux il y a trouvé une seule chasuble rouge. Le visiteur a également constaté qu’il n’y avait pas de fonts baptismaux, une « conca », posée à terre en tenant lieu. Il a demandé à ce qu’ils soient installés dans les deux mois, sous peine d’interdit.

Dans la relation de cette visite épiscopale l’ancien oratoire Saint-Jacques est devenu l’oratoire Saint-Roch, tandis que l’église de san Mighele continue d’être citée comme église paroissiale de Cugugnana. « Elle se trouve à un demi stade de l’église paroissiale de Saint-Martin ». Pour accéder à San Mighele, il faut emprunter le même chemin, toujours aussi «montuosus » et raide.

Après cette visite, force est de constater que l’état de la chrétienté de Cugugnana ne s’est guère amélioré. L’église de San Mighele est certes desservie par un jeune curé doté d’un bénéfice mais celui-ci ne réside pas dans la paroisse dont il a la charge. Venait-il de Rennu chaque jour pour dire la messe comme prescrit ? On peut en douter. Exerçait-il son ministère à l’oratoire Saint Roch ? On ne sait. L’église de San Mighele se trouvait alors dans un tel état de dénuement que l’on peut se demander si le curé Angelo Maria Leca pouvait même y exercer son ministère. Une église dans laquelle il n’y a plus de tabernacle, de Saint Sacrement ni de vêtements sacerdotaux et dont l’autel est dépourvu de croix n’est-elle pas, de fait, désaffectée ? Ceci sans même évoquer la« conca » baptismale.. Comme il a été récemment découvert des tessons de poterie ancienne à proximité du site de San Mighele et qu’il y a parmi eux des éléments d’une « conca »,on peut tout imaginer..

Après sa visite épiscopale, effectuée le 27 juin 1698, monseigneur Costa rédige à son tour un compte-rendu de sa visite à Letia. En ce qui concerne la paroisse de san Mighele, il indique que l’Arca est dépourvue de fermeture correcte, car ses deux ouvertures sont obstruées par des bardeaux. Il précise qu’il interdit tout ensevelissement dans l’Arca tant que les ouvertures de celle-ci ne seront pas obturées par des dalles de pierre.

Monseigneur Costa retourne à Letia en 1702, le 17 juillet, et visite à nouveau les deux paroisses. Il indique que « la petite chapelle de saint Roch est située au centre du hameau de Cugugnana et qu’on y célèbre les offices les jours ordinaires, par commodité ». Il rend compte de la situation de San Mighele et précise que « les deux ouvertures d’Arca ont été recouvertes de pavements. Un tableau représente saint Michel entre saint François, à droite et sainte Claire à gauche. L’autel comporte quatre chandeliers et une croix de bois. Il précise : « canon peu correct ». Devant l’autel se trouve une estrade. Il y a même un confessionnal, mais le toit, qui est recouvert de bardeaux, est à réparer. Cette visite permet de constater que l’état de San Mighele a été amélioré depuis la précédente visite. Il semble même que les paroissiens se conforment désormais aux prescriptions de l’église et qu’un confessionnal leur permet de soulager leur conscience du poids de leurs péchés.. Les recommandations des visiteurs sont promptement suivies d’effet, les ouvertures de l’arca sont obturées. Seul, l’état du toit laisse à désirer. les bardeaux, « e scandule », ayant une fâcheuse tendance à se fendre.

Malgré l’amélioration de l’état de l’église San Mighele, un document des Archives départementales de 1703 indique cependant que la chapelle San Roccu lui est substituée comme église paroissiale.

Cette même année 1703, monseigneur Pinelli, délégué de monseigneur Costa, effectue le 27 juillet une visite pastorale à Letia. Il en rend compte : 1703- L’église San Mighele a été abandonnée au bénéfice de la Chapelle Saint-Roch, devenue l’église paroissiale du hameau et située en son centre.

C’est la formulation d’abandon qui revient souvent dans les textes concernant l’église de San Mighele qui intrigue. On ne sait pas quel a été le sort réservé au bâtiment disparu. A-t-il été démoli sur les instructions du clergé ou bien a-t-il été, après avoir été désaffecté, progressivement démantelé par les habitants de Cugugnana? Cette deuxième option est confortée par le fait que nombre de pierres, fort bien taillées à la manière de celles des églises romanes, figurent en réemploi dans les vieilles maisons de Cugugnana érigées postérieurement à 1703.

En 1726, le génois Pier Maria Giustiniani est nommé évêque de Sagone. Il succède à Agostino Spinola qui occupait ce poste depuis 1722. Spinola avait exercé les fonctions d’évêque d’Ajaccio de 1714 à 1722, date de sa nomination dans les mêmes fonctions à Sagone. Giustiniani demeurera évêque de Sagone jusqu’en 1741. Il décèdera en 1765.

Le recteur de Letia est alors Pietro Ceccaldi. A la fin du mois de juin 1727 il reçoit, comme les autres curés du diocèse de Sagone, une note du nouvel évêque qui lui fait part de la décision qu’il vient de prendre, le 15 du même mois, interdisant le port d’une lance ou d’un sabre pour l’ensemble des prêtres et desservants du diocèse.

Avant d’effectuer la visite épiscopale de son diocèse, l’évêque Pier Maria Giustiniani adresse, le 18 novembre 1727, un mandement à ses pievans pour leur annoncer sa visite. Pietro Ceccaldi est ainsi prévenu que monseigneur Giustiniani visitera, le 14 septembre, les deux hameaux du village de Letia. A son mandement, l’évêque de Sagone avait joint un questionnaire que chaque desservant était invité à remplir. Ce document concernait les mœurs de l’ensemble des paroissiens de la communauté dont il avait la charge. Nous n’avons pas connaissance des réponses fournies par le rettore Pietro Ceccaldi sur ce sujet délicat et c’est bien dommage. Nous aurions pu avoir le témoignage direct d’un observateur attentif de la vie quotidienne de nos ancêtres.

Le 14 septembre 1728, venant de Vicu sur une monture, monseigneur Giustiniani arrive à Letia pour effectuer la visite pastorale des deux paroisses de la localité. Il se rend à l’église de San Martinu dite de ponte in giù et, selon la relation écrite qu’il fait de sa visite, en l’église de Santa Maria, dite de ponte in sù, le lendemain 15 septembre. A noter que l’église de « ponte in sù » est, depuis des années, dédiée à saint Roch (C.F. visite de monseigneur Spinola et de son délégué Ambrosio Ferrari le 7 juin 1686) et qu’elle est église paroissiale depuis 1703.

Lors de cette visite, l’évêque Giustiniani va "donner les sacrements de la confirmation à 30 enfants du village". Il existe un compte rendu de cette visite à Santa Maria di Ponte in sù. L’évêque, "après avoir accompli à Santa Maria di Ponte in Sù les fonctions habituelles, a donné la bénédiction du saint sacrement et célébré l’office des morts". Il a "expliqué aux fidèles le sacrement de la confirmation et a confirmé les 30 enfants". Cette visite épiscopale est tout à fait conforme à la norme. . L’évêque a rencontré les paroissiens de Cugugnana pour leur expliquer le sacrement de la confirmation et a confirmé leurs enfants. Les mœurs des paroissiens paraissent avoir évolué favorablement.

La relation écrite de la visite épiscopale pose cependant problème. L’emploi de l’appellation de « ponte in sù » pour Cugugnana est pour le moins inhabituelle. La désignation de l’église paroissiale de Cugugnana par l’appellation d’église Sainte Marie intrigue encore davantage. Ces deux mentions laissent à penser que le rédacteur de la relation de la visite épiscopale n’y a pas participé personnellement…L’église que visite monseigneur Giustiniani au hameau de Cugugnana est désignée, pour la seule et unique fois à l’occasion de cette visite, par l’appellation de Santa Maria di ponte in su. Cela peut indiquer que l’église Saint-Roch ait pu être dédiée temporairement à la Vierge avant de reprendre le nom de son saint patron.. Il est également possible qu’un rédacteur, ou un copiste, ait commis une erreur dans la transcription de la relation que Mgr Giustiniani a fait de sa visite.

Le 11 septembre 1793, très loin des tumultes révolutionnaires et anti cléricaux du continent, le titre « d’autel privilégié » est accordé pour 7 ans à l’autel de l’église de Saint Roch de Letia.

• 1882 Fin des travaux de construction de l’église située au hameau de Cugugnana et dédiée à Saint Roch. Cette église a été construite sur le site où s’élevait la Chapelle dédiée à Saint Jacques jusqu’en 1686, puis à saint Roch. Cette chapelle deviendra, en 1703, l’église paroissiale du hameau de Cugugnana en remplacement de l’église de san Mighele, abandonnée cette année là. (C.F. Infra visite pastorale, à Letia le 27 juillet 1703, de monseigneur Pinelli, délégué de monseigneur Costa).

• 1885 Fin des travaux de construction de l’église de Saint Martin. Le clocher ne sera terminé que bien après la grande guerre.

• 1906 – Inventaire des biens paroissiaux de l’Église de Saint-Roch, levé le 21 février. Inventaire le 13 mars pour Saint-Martin. Concernant les inventaires des deux paroisses (4O). Rappel d’inventaires contenus dans les actes des visites pastorales de 1686, 1702, 1703. Pour les paroisses de San Mighele, Saint-Roch et Saint-Martin.

• 2009, l’église paroissiale du hameau de Cugugnana (Paroisse Saint-Roch) a été décrépie pour réhabilitation. Avant qu’elle ne soit recrépie, pour la fin des travaux la même année, on a pu noter dans ses murs, particulièrement dans le cœur de l’église à l’extérieur (côté nord), la présence de nombre de pierres taillées qui provenaient d’un autre édifice et qui avaient été murées lors de la construction de l’église paroissiale de Saint-Roch en 1882. Ces pierres taillées venaient vraisemblablement de san Mighele. On retrouve d'autres pierres taillées, susceptibles de provenir de San Mighele, dans la maison dite de Capurale, située à 15 mètres, en contrebas du mur Est de l’église paroissiale de Saint-Roch. Il en est de même pour les pierres qui sont visibles dans l’encadrement de la porte d’entrée de la maison Arrighi (Barthélémy), située sur le chemin qui mène au ruisseau Erbaghju-Calanchella et vers San Mighele.

La richesse du patrimoine religieux, réparti régulièrement sur le vaste territoire de Letia, nous démontre que notre communauté n’était pas seulement agro-pastorale et guerrière, mais que sa population, industrieuse, était dotée d’un savoir faire qui nous permet d’admirer l’œuvre des tailleurs de pierre et des maîtres d’ouvrage de Santa Maria di u Surbellu (12e -13e siècle),comme de ceux qui ont conçu et assemblé Santi Sari, la capella di a Catena ou qui ont sculpté les pierres de San Mighele que l’on retrouvent aujourd’hui dans les constructions et les monuments du village. Cette richesse du patrimoine, s’étale à partir des hameaux jusqu’aux sites de peuplement précaires qui dominent la haute vallée du Liamone avec les vestiges de Santa Maria di u Surbellu, d'une magnificence insoupconnée et qui était dotée de plusieurs ornements de pierre travaillée.Il nous faut citer San Clemente dans la haute vallée,au lieu dit E Conche, et dont ne subsitent que le nom et celui de a pichjola a a Chiesa, quelques pierres éparses et l'autre nom de u pianu di San Clemente . Plus en aval du Liamone, dans la basse vallée de villa, ou anciennement Villae, on peut admirer sur les coteaux les vestiges importants qui subsistent de la chapelle Santi Sari (saint Césaire).Celle-ci regroupait un nombre important de fidèles, venus des exploitations florissantes de la basse vallée dont la ligne de crête principale se prolonge jusqu’au castellu de la Catena, près duquel s’élevait la chapelle et où perdurent quelques pierres taillées.

On peut citer également les oratoires et particulièrement celui de San liséi qui, très ancien, faisait partie des constructions religieuses disséminées sur les cols les plus fréquentés, tel celui de San Petru qui sépare le territoire de Letia du Niolu et qui comporte lui même un oratoire. San Lisei, aujourd'hui détruit, coiffait le col di u Verallu. Il a été remplacé par un calvaire qui domine Letia et ses hameaux.

Les églises, San Martinu et San Roccu, nous prouvent que la foi des populations, le savoir faire, l’énorme effort consenti, porté par la rigueur et la ténacité, ont permis à la communauté de Letia de compenser le manque de moyens, même si ces constructions ont été élevées à une époque où la démographie avait atteint son apogée, comparée à celle des siècles passés et à la désertification actuelle.

  1. Dès 1769, les mouvements et manifestations hostiles au nouveau pouvoir avaient été réprimés dans le sang et par des déportations au bagne de Toulon. Marboeuf, qui fût chargé d'administrer la Corse après la Conquête, était considéré par les corses comme un vieux pacha luxurieux. L'écrivain Vergé Franceschi indique, début de citation: Ce qu'instaure Marbeuf et les officiers chargés de la pacification est considéré par les corses comme un monde étrange. Ainsi à Paoli, comparé naguère à un autre Lycurgue, à la société corse spartiate et vertueuse vantée par James Boswell, succède en 1769-1770 un monde fait de fausseté, de prétentions, de mensonge et de vantardise ou le conquérant tente aussi de séduire les corses en proposant de les anoblir. Le libertin Marbeuf gouverne avec ses principes qui sont ceux du régime de Louis XV. Nombre de corses ne peuvent l'admettre et dès 1773, ceux qui s'étaient réfugiés en Toscane, après Ponte Novu, reviennent dans l'île clandestinement. Début 1774, une Consulte réunie dans le Cap, sur les hauteurs du Monte Stello, mobilise des partisans qui commencent à marcher sur Corte. Mais Marbeuf tue la révolte dans l'œuf: onze patriotes du Niolo sont roués vifs et leurs corps accrochés à des arbres. D'autres sont envoyés aux galères ou à la grande tour du bagne de Toulon. C'est à ce moment là qu'intervient la mort de Louis XV et Marbeuf est contraint de se rendre à Versailles pour se présenter à son nouveau souverain, Fin de citation (source infra). Durant cette absence nombre d'officiers français se livrent à des massacres. Il s'agit notamment de Sionville, le plus cruel, du comte Roux de Laric, etc. Ils en arrivèrent à se comporter comme les anciens Guastatori qui suivaient l'armée génoise pour dévaster les pièves. Ils se livrèrent ainsi aux pires exactions, coupant les oliviers et les vignes, brûlant les maisons et les bergeries et tuant les troupeaux après les hommes. De ces révoltes- et surtout de la manière dont elles ont été matées-, Napoléon, élève à Ajaccio à l'époque de la persécution (1774), tirera un court essai : Nouvelle de Corse, petite brochure de 8 pages qui dénonce les conditions de la conquêtes et que l'auteur fera imprimer pour ses 20 ans en 1789.(C.F. Histoire de Corse de Michel Vergé Franceschi, (la Corse entre Gênes et Versailles) pages 381,382. Voir aussi : La lettre de Napoléon adressée en 1789 à Pascal Paoli qui résidait alors en Angleterre: "Général, je naquis quand la patrie périssait.30 000 français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang." ...Etc. (C.F.Napoléon Bonaparte.Correspondance générale. Tome premier 1784-1797. Page 76. Fayard. 2004). Voir également : Le Mémorial des Corses,"Soumissions et résistance" (pages 430 à 439).
  2. Philippe Colombani, les héros corses du Moyen Âge, Editions Albiana 2010. Gênes la Superbe, c'est-à-dire l'orgueilleuse, surnom donné par Pétrarque à la république sérénissime que Bonaparte raya de la carte par un décret qui l’intégrait à la République Cisalpine, après l'avoir mise à genoux.
  3. Dont le nom est orthographié souvent Gio' Paolo da Leca ou Giovan Paulu di Leca.
  4. C.F. Cronica di Corsica, une île hors du commun. Ce site répertorie les évènements par dates.
  5. C.F Antonio Spinola, cité par Antoine Franzini, "La Corse au XV me siècle, politique et société - 1433-1483. Editions Alain Piazzola 2005. Pages 293, 349,350, 384, 388, 446, 451, 576.
  6. La Corse au XVe siècle Antoine Franzini. Editions Alain Piazzola, 2005.
  7. Les couleurs de l'état de Cinarca de Giovan Paolo di Leca étaient le Vert et le rouge (Vert de l'espérance et rouge du sang versé).
  8. (C.F. Franzini -la Corse au XVem siècle, page 518). Nota: A letia les céréales (a Biara) étaient cultivées en grande quantité dans la Viegna, plateau qui domine le village, entre neuf cents mètres (Erbaghju 1022 m, Forci 1190 m Mitalorzu 1430 m, Chjiragella 1510 m) et mille trois cents mètres, car elles poussent sans difficultés au froid. Les parcelles de la Viegna étaient tirées au sort chaque année et réparties entre les familles du village. On cultivait plus particulièrement à Letia le seigle( a sella), tandis que le blé (grano di taglia) était planté en moindre quantité à Letia même. La récolte essentielle se faisait plus bas, près des côtes, et particulièrement dans l'enclave côtière de Letia, comprise entre Triu et la pointe de Mulindinu, propriété de Letia, au sud de Paomia et située à l'Ouest de Sagone (I Stagnoli de Triu exactement) et les terres côtières à l'Est de l’actuel Cargèse, à partir du col de Mulindinu et jusqu'au lieu dit Stagnoli de Triu. C’était là le grenier à blé du village de Letia.
  9. Histoire de la Corse, 1464 - 1560, Introduction, traduction et notes par Antoine Marie Graziani, réédition par les Editions Alain Piazzola, en 2006, du texte de Marc Antoniu Ceccaldi, daté: 1538-1560 et publié par Anto Pietro Fillipini en 1594 dans l'édition de de Tournon. Pages : 141 à 151
  10. Sources: auprès du professeur, Antoine Marie Graziani, chercheur et auteur de nombreux ouvrages historiques sur la Corse, lequel a lui même consulté ce texte. Un acte notarié, datant de 719, est rédigé dans une langue utilisée en Corse à cette époque reculée et qui est différente du Latin. (voir, année 719, sur le site Ours jean Caporossi, Cronica di Corsica). Enfin, Selon le Professeur Paul Arrighi,(C.F. La vie littéraire et intellectuelle en Corse dans Visages de la Corse )," Il est, depuis longtemps établi, qu'avant la conquête romaine, les corses possédaient un language propre. Un siécle après la conquête, Sénèque reconnaît l'existence d'un parler autochtone évolué; celui qui, pendant la domination romaine, allait, peu à peu, s'amalgammer au "rusticus sermo" des légionnaires et colons pour aboutir à une langue néo-latine composite analogue, mais non identique, au toscan, malgré le crément dialectal du peuplement toscan au XIe siècle. jusqu'à l'annexion française, l'emploi de l'italien comme langue officielle dans les actes administratifs, à l'église, et à l'école, a pu agir dans le sens de l'unification des parlers locaux, éliminant progressivement les résidus de l'idiome prélatin, introduisant des termes nouveaux, des locutions fournies par la littérature, par la prédication, par l'affection de clercs l "cruscheggianti ": prêtres et médecins dont certains avaient fait leurs études en Italie. Mais , replié dans les agglomérations pastorales et les communautés alpestres, protégé par l'ignorance des illétrés, le langage du peuple n'en a pas moins continué à vivre d'une vie exclusivement orale, sur les lèvres du berger improvisateur selon la tradition virgilienne, sur celles de la vocératrice ou de la mère berçant son enfant".
  11. La garde papale corse a été instituée en 1506, elle perdura jusqu'à 1662. L'armée du pape comportait depuis le neuvième siècle des milices corses. La garde Corse papale, agressée en 1662 par des gardes du duc de Créqui - parent de Louis XIV et son ambassadeur à Rome-, réagit violemment, tuant plusieurs fier à bras du duc. Louis XIV exigea que le Pape licencie la garde corse. Il fit dresser une colonne d'infamie à Rome, jetant l'opprobre sur la garde corse. Bonaparte fit détruire cette colonne dès son entrée dans la ville éternelle.
  12. C.F. Cronica di Corsica, site d’Ours Jean Caporossi, le XVIe siècle années 1501,1502, débarquement de Nicolo Doria avec un corps expéditionnaire de 900 hommes, années suivantes:1503,1504, etc.
  13. Les sites de peuplement précaires, situés dans la haute vallée du Liamone et sur les flancs qui surplombent cette vallée, dépendante du village actuel de Letia, servirent de refuge aux populations lors des différentes destructions, après les révoltes et les expéditions punitives organisées par les oppresseurs et envahisseurs. On doit évoquer la destruction de Letia des plus connues car des plus récentes, celle qui se produisit après les révoltes de 1501 et de 1504, après la chute de Giovan Paolo di Leca et de son successeur, Rinucciu della Rocca. Parmi ces sites de la haute vallée du Liamone, Il faut citer Coltu et ses grottes, site d’habitation situé aux sources du Liamone avec, devant cet habitat précaire, les vestiges de terrasses ayant servi à des plantations de subsistances. On peut évoquer les autres sites d’habitation de cette haute vallée : Le Surbellu avec les ruines de l'église, santa Maria di u Surbellu et sur le même site les traces et indices d'habitats avec aussi ses grottes. Enfin Custica, San Clemente, u Pitricaghju, les indices d’habitats au Nord de Custica, sur la costa a a Mente, et les anciennes bergeries de Mente, d’Amiscia, des Fughicchie, des Ciuttare, de Forcioli, de Corce di Pianu, de L’Urticellu, etc.
  14. Histoire de la Corse, de Marc Antonio Ceccaldi,1464-1560, introduction, traduction et notes par Antoine Marie Graziani, réédition Alain Piazzola 2006, page 150, note 360, indique que le manuel cité donne la liste des habitants de Letia, qui, après avoir été chassés lors des révoltes précédentes, sont autorisés à se rendre à Murzo pour y cultiver les terres avec les habitants de Chigliani, de Vico et de Murzo. Ce manuel indique les noms des habitants de Renno et de Letia autorisés à se rendre à Letia pour y cultiver les terres. Sont cités également les habitants d’autres villages du vicolais et de Sevidentru et du Niolu autorisés à cultiver les terres dans des villages de la Région dont ils ne sont pas tous originaires (C. F. PAGE 150).
  15. la requête du chanoine Ghjuvan' Francescu de Cristinacce et archivée dans la liasse contenant les écrits de Mathieu de Porta, dans les archives de la Banque de Saint Georges qui administra la Corse, un moment, au nom de la République de Gênes. Ces renseignements ont été communiqués à Letia-Catena, en novembre 2009, par l'Historien Antoine Marie Graziani,alors qu'il a donné, à cette date,une conférence au couvent de Vico sur "l'Etat de Cinarca et Jean Paul de Leca".
  16. Sampiero Corso, un mercenaire européen au XVIe siècle. Michel Vergé-Franceschi et Antoine Marie Graziani. Page 435.
  17. Il fût ainsi accueilli à Vicu par Giovan Francesco de Leca Cristinacce, ancien capitaine qui avait été au service de Gênes à Ajaccio et qui fit connaître son désaccord publiquement, au nom des notables, pour l'expédition de Sampiero. C.F. page 435.Michel Vergé - Franceschi et Antoine Marie Graziani "Sampiero Corso un mercenaire européen au XVI me siècle", éditions Alain Piazzola, 1999. Dans Chronique de la Corse  d’Anton Pietro Filippini, publié en janvier 1996 par Antoine Marie Graziani, éditions Alain Piazzola, figure le discours de Sampiero en entier ainsi que la réponse de Giovan Francesco Leca Cristinacce (Pages 157,158, 159).
  18. Sampiero avait été en service dans les bandes noires de Jean de Médicis avec Battista da Lecca, un descendant de Gio Paulu di Leca et tous deux fichés et suivis par les génois. Selon Michel Vergé Franceschi et Antoine Marie Graziani qui publient, page 193, la photocopie d'un document archivé à Gênes (Archivio di Stator, banco di san Giorgio, cancielleri di San Giorgio liasse 43). (C.F."Sampiero Corso, un mercenaire européen au XVI me siècle", éditions Alain Piazzola, décembre 1999). Le document, publié dans le livre de référence, relate le nom de Sampiero et de divers de ses compagnons d'armes dont Battista da Lecca.
  19. Plusieurs jeunes habitants de Letia et du vicolais (au nombre de trois cents), qui avaient servi Alphonse d'Ornano lorsqu'il avait succédé à son père, assassiné en 1567, et qu'il avait pris la tête de la résistance à Gênes dans le vicolais, le suivirent en France en 1459 pour servir dans les armées royales, alors qu'il était devenu "Colonel des corses". Plusieurs autres le rejoignirent en 1574, alors que Gênes l'avait autorisé à recruter un millier de corses pour l'armée du roi de France, notamment dans la région du vicolais. (C.F. biographie d'Alphonse d'Ornano sur Wikipedia)
  20. Les affrontements entre la colonie grecque et les corses du vicolais, Letia, Rennu, Vicu, etc. Sources : Elie Papadacci, Auteur, éditeur, 19 rue Jobbé Duval Paris XVe, Histoire de Cargèse Paomia, 1967, deux cités grecques en Corse. Voir dates sur Cronica di Corsica.
  21. Cette compagnie était commandée par un Stéphanopoli .C.F. Archives départementales de la Corse du Sud
  22. La révolte de 1729, Sources: C.F. Mission d’un commissaire génois en Corse en 1730, par le professeur agrégé, Christian Ambrosi, publié par les Cahiers d’Histoire et de Documentation Corses, Organe du Groupe parisien d’Etudes Corses Historiques et Scientifiques. Numéro 3, Paris décembre 1950. Grenoble, imprimerie Allier, 1951. C’est en 1729 que commença la grande révolte de quarante années qui devait conduire au régime de Théodore de Neuhoff puis à celui de Pascal Paoli et enfin à l’annexion française de 1768. La République de Gênes s’était engagée en 1715 à interdire la possession des armes à feu et à les retirer aux corses dont la majorité réclamait une telle mesure bénéfique pour la paix civile et la sécurité. Le port d’armes était jusque là concédé par Gênes, après décision des autorités et en contre partie d’une taxe payée par ceux qui avaient été autorisés à porter une arme. La Sérénissime avait substitué à cette taxe, réservée aux détenteurs de port d’armes, un impôt de deux « Seini » (Soit 13 Sols, 4 deniers de France) que tous les habitants de l’île avait été contraints de promettre d’accepter de payer pour dix ans. En 1727 et 1728, en raison de récoltes particulièrement mauvaises, le commissaire génois avait accordé une dispense des impositions; mais le 27 décembre 1729 le lieutenant de Corti annonça que les « raccoltatori » des tailles allaient parcourir les pièves pour percevoir non seulement les impôts ordinaires mais également les deux « Seini », dont le temps de perception était pourtant passé. Lorsqu’il se présenta au village de Bozio, un vieillard du nom de Cardone, au lieu d’obéir aux ordres, ameuta quelques jeunes gens qui obligèrent le lieutenant à prendre la fuite. (C.F. Cambiaggi, Istoria del Regno di Corsica, S. I., 1770-1772, t. III, p.8 Rostini P.32. Rossi Osservazzioni, VI, I, 12.). Les habitants du Bozio prévinrent sans doute les pièves voisines, puisque le lendemain elles refusèrent à leur tour de payer l’impôt. A la suite de cet incident le gouvernement de Gênes décida d’envoyer en Corse un commissaire extraordinaire du rang sénatorial, Giacomo Veronoso, en mission d’inspection. Le compte-rendu de cette mission, se trouve à Gênes et à Paris, accompagné de la correspondance adressée par Veronoso au Sénat génois (C.F. Bibliothèque civique Berio, n° 487, 229 p. in 4°. D. bis, I3.I. et 7.6.40. Ministère français des Affaires Etrangères - correspondances, Vol. 86. Copies adressées au ministre par M. de Campredon, qui fût envoyé extraordinaire du roi à Gênes de 1727 à 1739.) En février 1730, l’agitation et les troubles qui s’étendent dans tout le deçà des monts, gagnent successivement le Fiumorbu, et l’ensemble du cismonte. La révolte gagne le Dila, c’est-à-dire le Pumonte, par le Niolu et enfin par le Vicolais. Le 2 mars la population des villages du vicolais dont celle de Letia, insurgée, attaquent le Palazzu Publicu à Vicu et brûlent les archives criminelles. Les populations de la région étaient soucieuses de s'armer car elles craignaient les débordements du mouvement, et plus particulièrement ceux d'un groupe de bergers du Niolu qui s'était emparé d'une centaine de fusils à Vico, sans que le Lieutenant génois ne réagisse. Les populations du vicolais avaient ainsi attaqué le Palazzu Publicu, puis allaient enfin marcher sur Ajaccio, toujours à la recherche d'armes. Les 24 et 25 mars des affrontements se produisent entre les grecs de Paomia et les naziunali du vicolais, Letia, Rennu, etc., qui les ont attaqués. Le 8 mars, les populations du vicolais marchent sur Ajaccio et attaquent la ville. Elles sont accueillies à coups de canon. Les hommes en armes du vicolais attaquent et dévastent la campagne environnante, avant de regagner leur village respectif. Dès le mois de mai l’embrasement est général dans tout le vicolais. En août, à Sagone, l’agitation s’accentue. La population est entrainée par le discours virulent d'un certain Francescu Rocca di Rennu. Elle refuse de recevoir le délégué du Lieutenant de Vicu. On s’en prend une nouvelle fois aux grecs de Paomia fidèles aux génois. Le commissaire extraordinaire Giacomo Veronoso explique dans le détail comment il réprima dans les différentes régions de Corse et notamment dans la région du vicolais, comprenant Letia. Il évoque la répression exercée par les troupes génoises à la suite de l’attaque par les nationaux des cantonnements grecs de Paomia et des environs début septembre 1730. Il cite notamment la marche sur Vicu qu’il effectua lui-même en partant de Paomia le 14 septembre, à la tête du détachement génois qui transita par le col Saint Antoine, avant d’incendier Vicu le 18 septembre. Il fait état du pillage et des exactions menées à Vicu et dans l'ensemble du vicolais par la troupe avinée et l’officier qui la commandait, le capitaine Chiesa. Cette répression ne mis pas fin aux troubles. Selon Ours Jean Caporossi. En effet, le 8 avril 1731, les grecs de Paomia montrent leur attachement à Gênes, en refusant d'épouser le parti des nationaux dans le conflit qui oppose ces derniers à la République. Le 29 avril 1731, les grecs sont attaquée par les nationaux du vicolais (Letia, Renno …), Marignana, et du Niolu, commandés par Francescu Battini. les grecs tentent de résister à la tour d'Omigna et se réfugient à Ajaccio où leurs familles étaient déjà réfugiées. Les génois les utiliseront par la création d'une milice à leur service. A Ajaccio les grecs utiliseront comme lieu de culte la « chapelle du mont Carmel » qui avait été créée par la famille Pozzo di Borgo et qui prendra le nom de "chapelle des grecs. En juillet, les nationaux du vicolais (Letia, Rennu, Vicu etc.) marchent sur Ajaccio et l’assiègent avec les nationaux du Celavu, la Rocca et la Cinarca. Ces évènements aboutiront à la Cunsulta de Petretu, réunie au couvent de santa Maria d’Ornanu à compter du 10 juillet. La révolte de 1729 et les évènements qu’elle suscita préparèrent et facilitèrent l’arrivée de Théodore de Neuhof
  23. le roi Théodore par Antoine Marie Graziani Taillandier- 2005. Mémoires de Sébastien Costa, grand Chancelier du roi des corses, Théodore de Neuhoff, traduction et édition critique de Renée Luciani Agrégée de l'Université. Malgré son passé affirmé d'aventurier dont les chefs de la Nation n'étaient pas dupes, Théodore de Neuhoff saura incarner le sentiment national qui se manifestait chez les généraux du Règne de Corse, comme dans une large frange de la population. Les chefs de la nation étaient avant tout soucieux d'imposer la souveraineté de la Corse face à Gênes et peu leur importait le passé de Théodore de Neuhoff. Ce dernier, débarqué à Aléria en 1736 , rallie les généraux du parti de la nation et est proclamé roi des Corses à Alisgiani. Une cérémonie religieuse à lieu dans la basilique de Cervione où il reçu une couronne en feuilles de châtaigner. Selon l’historien Michel Vergé Franceschi (l’Histoire de la Corse éditions du Félin, 2010 et Napoléon, une enfance corse. Editions Larousse, juin 2009), Début de citation: Théodore de Neuhoff se fait l’héritier de Sampieru dont les compatriotes disaient de lui, lors de son passage au port d’Alger en 1562 : il est là, notre roi et non pas le roi de Corse. Théodore de Neuhoff est proclamé Roi des corses, c'est-à-dire avec l’accord des hommes et non pas Roi de Corse, régnant non pas sur la terre de corse mais sur les hommes de Corse. Paoli sera son héritier spirituel et Napoléon utilisera la même formule que Théodore de Neuhoff. Contrairement aux Bourbon, rois de France, il imposera et portera le titre Empereur des Français, reprenant là l’idée de Théodore de Neuhoff et voulant régner non sur la terre de France mais sur les hommes, les français. Cette formule démontre que tous les deux ont ouvert la voie à la souveraineté du peuple. La Révolution française- dont Paoli est l’un des acteurs depuis Londres- a ainsi contraint Louis XVI à abandonner son titre de roi de France pour celui de roi des français. Fin de citation.
  24. Au XVIIIe siècle, par le traité de Versailles du 15 mai 1768, la Corse est définitivement rattachée au patrimoine personnel du Roi de France, cédée par les Génois las de cinq siècles de lutte stérile; La nation corse n'e fût ni consultée ni associée à ce traité, véritable coup de force contre sa souveraineté.
  25. Compagnie Arrighi, sources: Corse-hebdo de Nice Matin Corse N° 531 du 16 octobre 2009. Histoire de la Compagnie Arrighi publiée dans le bulletin municipal de Letia N° 4 daté due février 2010.
  26. C.F. Ambroggio Rossi, Osservazioni storiche sopra la Corsica, publiées par l’Abbé Letteron, 15 volumes in "BSSHNC" (Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse), Bastia.1899-1905).
  27. Sampiero Corso 1498- 1567, Un mercenaire européen au XVIe siècle. Michel-Vergé Franceschi - Antoine Marie Graziani. Page 459: Pugna pro Patria figurait sur trois cornettes (étendards de cavalerie) et sur vingt deux drapeaux que son fils, Alphonse d'Ornano lui avait apporté de France et débarqués à Sagone.
  28. Frère du général Paoli. Il fût chef de guerre et homme d'Eglise.
  29. Il s'agit des différents responsables des troupes corses. Ce mouvement vers vico est signalé dans la Cronica di Corsica d'Ours Jean Caporossi. L'histoire d'une île hors du commun- le XVIIIe siècle- 1701 à 1800.
  30. Victoire éclatante, selon Paul Arrighi, histoire de la Corse, éditions Privat 1971, et selon Vergé Franceschi dans son livre "Napoléon, une enfance corse"(bibliothèque Historique Larousse. Juin 2009) qui cite le livre de François Octavien Renucci, "la Storia di Corsica" (Bastia 1833), les français ont eu mille six cents hommes tués et six cents blessés - dont Marbeuf, le commandant en second du corps expéditionnaire- au cours de l'engagement.
  31. Général Jacques Pierre Charles Abbatucci, C.F.livre de René Santoni. Auto Editions, 2009.
  32. Plan Terrier. C.F. http://oursjeancaporossi.perso.neuf.fr - 1770- Par édit royal du 23 avril 1770, il est ordonné de mettre en œuvre le Plan Terrier. Le texte indique C’est un registre contenant le dénombrement, les déclarations des particuliers qui relèvent d’une seigneurie, et le détail des droits, cents et rentes qui y sont dus. Tous les propriétaires doivent se plier aux formalités nécessaires. Tous les biens sans légitimes propriétaires tomberont aux mains du Roi. 1785- Initié en 1770, le Plan Terrier de la Corse fit l’objet les 2, 3, 7, 8, 10, 11, 17, 27 et 30 juin 1785 de débats devant la huitième assemblée des États de Corse. Diverses requêtes se succédèrent lors de ces séances. Elles concernèrent le partage des terres communales. Le Plan Terrier de la Corse fût adopté en août 1785. Il comprend 17 volumes de commentaires et 32 rouleaux de Plans. Il couvre la superficie de la Corse, soit 8747 KM2. C’est grâce au plan Terrier que Marbeuf a imposé le découpage qui lui a permis de créer la commune de Cargèse où il s’était installé et qu’il avait érigé en marquisat, tout en y construisant un château. En 1795, le Plan Terrier, initié en 1770 est définitivement adopté le 14 mars 1795.
  33. C.F. Cronica di Corsica de Caporossi et Histoire de Cargèse Wikipedia.
  34. Olivier Maestrati, La Corse et ses poilus, dépot légal mai 2006. G.N. Impression 31620 Bouloc.
  35. Journal "le Monde" des 20 et 21 février 1950;
  36. Bonifaziu (Bonifacio), refondé par le duc de Toscane Boniface II, en 828, le roi d'Aragon en fit un préside espagnol et commandita le découpage, sur les flancs de la falaise, de l'escalier qui porte son nom. Ajaccio construit par Gênes fût une citadelle Génoise, comme Calvi et Bastia, siège des gouverneurs génois de la Corse
  37. Description de la Corse, Agostino Giustiniani, évêque du Nebbiu qui parcouru la Corse à partir de 1522 et désigna San Mighele comme Capella rassemblant la communauté de Lethia.Notes et traduction d'Antoine Marie Graziani. Editions Alain Piazzola, 1993. Page CXVIII.
  38. voir, année 1640, cronica di corsica.
  39. a, b, c Archives départementales de la Corse du Sud
  40. Archives départementales de la Corse du Sud, série g, et pour 1686, série J1
  41. Biographie d'Antoniu Arrighi dans Cronica di Corsica . et Armorial de la Corse de Colonna Cesari Rocca
  42. Biographie publiée par Cronica di Corsica. Et également, "Ragguali di l'Isola di Corsica", publication officielle du gouvernement corse de Pascal Paoli, édition critique d’Antoine Marie Graziani et Carlo Bitossi. Editions Alain Piazzola: pages73 n, 252, 253, 372, 373.
  43. sources: Biographie publiée par Ours Jean Caporossi sur le site cronica di corsica. Et biographie publiée par le site noitutti.com
  44. Biographie publiée par le site cronica di corsica.
  45. Source: Le Mémorial des corses, Tome six, édition de 1981
  46. Texte original de Guy de Maupassant, le Monastère de Corbara - Une visite au Père Didon, publié le 5 octobre 1880 dans Le Gaulois, Paris. Cité dans le livre de Jean Dominique Poli, éditions Albiana, 2006, "La Corse de Guy de Maupassant"
  47. Requête du 23 janvier 1516, archivée à Gênes dans les liasses portant les écrits de Mathieu de Porta, figurant dans les archives de la Banque de Saint Georges, à Gênes.
  48. Rôles datés de 1768 établis à Corti, Lucciana et Furiani où la compagnie fût pré- positionnée avant la bataille de Borgu qui s'est déroulée du 5 au 9 octobre 1768.Archives départementales de la Corse du Sud.
  49. Eléments de biographie d'Arrighi Igniazio de Corti, sources:  Cronica di Corsica de Caporossi, Biographies.- Antoine Marie Graziani, le Roi Théodore, Editions Taillandier, juin 2005, page 223.- Mémoire de Sébastien Costa, grand Chancelier du roi de Corse Théodore de Neuhoff, Edition critique de Renée Luciani. - Ambroggio Rossi, Osservazioni Storiche sopra la Corsica, Libro VII, 1738-1745 par gallica.bnf.fr, Bibliothèque Nationale.
  50. Eléments de Biographie de Ghjuvan Carlu Salicetti,sources : Cronica di Corsica de Caporossi. Ambroggio Rossi, Osservazioni storiche sopra la Corsica 1761-1768. Rôle de la compagnie Arrighi, archives départementales de la Corse du Sud. Journal des campagnes de 1768-1769 en Corse par le chevalier de Lenchères. Mariotti BSSHNC N° 103,106 (pages 382- 474).
  51. Eléments de biographie d'Ignaziu Arrighi,Sources: recensement effectué par les autorités françaises en 1769, au lendemain de la conquête -archives départementales de la Corse du sud -C.f. Bulletin municipal "A Voce di Letia" no 4 du mois de février 2010- "Corse-Hebdo" numéro 531, de "Corse-Matin", daté du 16 octobre 2009. Voir tome IV, Les seigneurs de Leca et leurs descendants, de Canavelli Colonna aux éditions piazzola. 2012, page 45.
  52. Eléments de biographie d'Anto Santu Arrighi . C.F. Ragguagli  dell’ isola di Corsica, page 208, Antoine Marie Graziani et Carlo Bitossi, Editions Alain Piazzola, 2010; et Les seigneurs de Leca et leurs descendants, page 67, Canavelli Colonna, Editions Alain Piazzola 2012. Voir également  Livret sur le Patrimoine Religieux de la Communauté de Letia ,pages 15 et 50 (C.F. Letia-Catena 2012).