Né à Letia le 9 octobre 1831,  il décèdera le 14 février 1900 à Ajaccio. Elève au grand séminaire de la ville, licencié ès lettres, Ange Pierre Fioravanti est ordonné prêtre en 1854. Sa carrière ecclésiastique  le maintient toujours éloigné des charges paroissiales, en partie malgré lui. Professeur au petit séminaire d’Ajaccio pendant treize ans, il est nommé aumônier de l’école normale d’instituteur en 1867. En 1882, sa demande de nomination à la cure de Bastelica est rejetée par le gouvernement. Il est vrai que l’abbé Fioravanti est connu pour ses opinions conservatrices. Directeur et  rédacteur du Messager de la Corse (1873-1876), journal bonapartiste et clérical, puis du  Conservateur de la Corse (1881 – 1899) il est de tous les combats contre les républicains surtout dans les rangs du clergé. La presse qu’il dirige est aussi un instrument de combat contre les missions protestantes qui parcourent la Corse dans la deuxième moitié du XIX e siècle. Ses écrits littéraires et religieux consistent essentiellement dans des panégyriques, des discours et des traductions d’écrivains ecclésiastiques corses. On peut noter également un recueil de piété intitulé Flocoli ex imitatione Christi,  publié à Lyon en 1861.

Sources : Michel Casta. C.F. Dictionnaire historique de la Corse sous la direction d’Antoine Serpentini.