Proche conseiller de Pasquale de Paoli, législateur et juriste, chef de guerre, il est l'un des rédacteurs des lois constitutionnelles établies sous le généralat de Paoli. Né en 1714 à Speloncatu, décédé le 26 août 1789, il est le descendant de Antoniu Arrighi qui quitta Letia en 1575 (supra). Sous le régime de Pascal Paoli, Dumenicu Arrighi (42), apparenté au père de la patrie, servit le parti national et son chef. Il exerça d'importantes fonctions politiques auprès du Bappu di a patria. Le 10 août 1753, il est l'initiateur et un des signataires du manifeste de Belgodère, en faveur de Gaffori et qui entérine la destitution de Giuliani par ce dernier, lors de la Consulta qui s'était tenue à Tuani les 30 et 31 juillet. En 1756, il est chargé par Pascal Paoli de diverses missions de médiation, notamment à Lumiu. Il est élu membre du Magistratu di Balagna. Il sera réélu en 1757. En mai 1761, il est nommé membre du Guvernu Supreme ou Conseil d'Etat à Corti où il siège auprès de Pascal Paoli. En août 1761, le général Paoli le nomme chef des forces armées de Balagna avec le grade de Lieutenant général des troupes de Balagna. Il est conseiller d'état en 1762, puis en 1765. En 1767, il est élu président de la Consulta Generale (assemblée générale des représentants de toutes les communautés de Corse). Il participera aux différents combats et particulièrement à la bataille de Ponte Novu. Après la défaite, il se retirera avec les chefs de la Nation sur le Rotondu et demeurera en contact avec Clément Paoli, le frère du général, afin d'organiser la résistance, jusqu'à la chute de Corti et le départ de Paoli pour l'exil à Londres. Il se ralliera alors à la France et fera partie de la délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Rotondu et ailleurs. Carlu Bonaparte le père de Napoléon et Jean Thomas Arrighi de Corti feront partie de cette délégation qui rencontra le comte de Vaux, à Corti, pour engager des pourparlers avec le commandement des troupes de Louis XV. En 1772, Dumenicu Arrighi sera nommé commissaire de la junte royale de Caccia. Il décèdera le 26 août 1789, sans revoir le père de la patrie qui ne reviendra en Corse que le 14 juillet 1790.