Ghjuvan Francescu Leca de Cristinacce, Chanoine de l’évêché de Sagone, intervint auprès des autorités génoises en faveur de la population de Letia, chassée du village lors de la révolte de Gio Paulu di Leca de 1501 et celle de Rinucciu della Rocca en 1504. Après plusieurs tractations, il adressa le 23 janvier 1516 une requête (47) écrite aux autorités de Gênes afin que la population de Letia puisse revenir cultiver ses terres, à nouveau. L’interdiction avait été imposée pour trente ans après la révolte de Gio Paulu di Leca, en 1501, et surtout celle de Rinucciu della Rocca, plus précisément en 1504, où celui-ci, après son échec, avait du, avant de se rendre, se réfugier dans le fort de la Zurlina, sur le monte a u castellu, situé face à Letia. C’est en 1504 que Letia avait été détruit, une nouvelle fois, par les troupes de Nicolo Doria, chef du corps expéditionnaire génois, chargé de mener la répression, et qu’accompagnaient les unités de « Guastatori », ayant pour tâches de détruire les maisons, récoltes, arbres fruitiers, oliviers, châtaigniers, séchoirs, bergeries, troupeaux, etc. En 1516 le chanoine Leca de Cristinacce obtint des autorités de Gênes, l’autorisation pour que les habitants de Letia puissent revenir cultiver leurs terres. Cette requête est conservée dans les écrits de Mathieu de Porta, aux archives de la Banque de Saint Georges à Gênes où elle peut être consultée. Elle porte les noms des habitants de Letia en faveur desquels le Chanoine Ghjuvan Francescu Leca de Cristinacce intervint. La famille Leca de Critinacce est demeurée présente à Letia jusqu'à la deuxième moitié du dix neuvième siècle.