Borgo, u dece d’ottobre di u 1768

In memoria di i nostri antichi chi ci hannu lasciàtu u rigordu di e so virtù

Si Ponte Novu, fut le tombeau de la Liberté et de l'indépendance de la Corse. La vaillance et la bravoure des troupes corses ne manquèrent pas. Vainqueurs dans l'exercice de la "petite guerre", ils ne pouvaient que succomber sur un champ de bataille, face à une armée nombreuse et disciplinée.

La bataille de Borgo qui eut lieu du 5 au 9 octobre 1768 démontre qu'une troupe réduite peut avoir raison du nombre par son courage.

Guerrier Corse soufflant dans une conque marine (U Culumbu).

Grace au site historique la Corse militaire et à son auteur, nous avons trouvé la trace de la compagnie ARRIGHI, du nom de son capitaine Ignaziu ARRIGHI, (né en 1736 à Letia - décédé le 1er novembre 1790).

Elle est levée au village de Letia d’où son capitaine est natif. Cette squadra est formée d’habitants de Letia, et de deux hommes pour chacun des villages de Sorru in Giù et de Soccia pour Sorru in Sù.

La compagnie est dirigée sur Corti en juin 1768, où elle est passée en revue par Petru COLLE, l’un des chefs militaires nationaux originaire du Rustinu, le 22 juin 1768.

La compagnie y est armée et soldée le même jour, le rôle mentionne :
Commandant : Capitaine Ignaziu ARRIGHI.
Il a pour adjoint le sergent Giuseppe CIPRIANI.
Les soldats sont encadrés par les sergents : Natale LECA, Santo SANTUCCI & Geronimo LEONNETTI.
Les caporaux : Saverio LETIA, Domenico Maria ROCCA de Chigliani, Saverio ALTIERO & Geronimo CIAMACCE.

La compagnie reçoit l’ordre de prendre position à Furiani en avant-poste, où elle stationne en juillet et août 1768 et où elle subira, au lendemain du 5 septembre, avec le reste du bataillon SALICETTI l’offensive des troupes françaises venues de Bastia qui, après avoir pris Biguglia, tenteront l’encerclement de la redoute de Furiani.

SALICETTI, avec le renfort de 400 hommes envoyés par PAOLI et commandés par VINCIGUERRA, effectuera de nuit une manœuvre de retrait pour éviter l’encerclement et se repliera au-delà du Golo. Dans leur ensemble les troupes corses refluèrent en Casinca d’où elles menèrent une contre-attaque pour reprendre la rive gauche du Golo. Au sein du bataillon SALICETTI, la compagnie ARRIGHI prit position à Lucciana dès le 14 septembre.

C’est là, à Lucciana, sur les contreforts de Borgo, que la compagnie participe à l’encerclement de la garnison française de Borgo, commandée par le colonel de LUDRE. Durant le mois de septembre, les moines et les troupes corses qui tenaient le couvent Saint-François de Lucciana mettent en déroute les troupes françaises venues de Bastia pour tenter de percer l'encerclement.

Régulier de la Compagnie ARRIGHI en 1768 - Composition de Jean-Laurent ARRIGHI

LA BATAILLE DE BORGU - 5 au 9 OCTOBRE 1768

Le 5 octobre, Pascal PAOLI préside à Lucciana une réunion des commandants des grandes unités pour attaquer Borgo.

Gian Carlo SALICETTI, Carlo RAFFAELLI, le capitaine RISTORI, ami et homme de confiance de PAOLI, Ignazio ARRIGHI, Ghjacumu Dante GRIMALDI, l’abbé Ferdinandu AGOSTINI avec leurs unités totalisant 500 hommes se posteront à l’Ouest du village.

Francescu GAFFORI et GAVINI, à la tête de 500 hommes, prendront position à l’Est de Lucciana.

Clemente PAOLI, le frère du général, homme d’église et chef de guerre, tient au Sud–Ouest la route du Nebbio avec 300 hommes. Francescu SERPENTINI avec 200 des siens gardera Serra.

Nicodemu PASQUALINI avec 200 hommes se portera au-dessus de Lucciana.

 

Selon Ambroggio ROSSI, Ghjacumu Petru ABBATUCCI a reçu l’ordre d’attaquer à sinestra, tandis que le général PAOLI avec Francescu Antoniu GAFFORI (1744-1796) et le gros des troupes s’engagera à destra de Borgo.

ABBATUCCI arrêtera avec ses quatre cent hommes la marche des troupes de GRANDMAISON, puis menacera NARBONNE-PELET en direction de Bastia, si bien que celui-ci battra en retraite. Antoniu GENTILI, Petru COLLE sont également de la partie.

Avant de donner le signal de marcher sur Borgu, le général PAOLI harangua les troupes rassemblées à Lucciana. Il tint un discours vigoureux que relate Ambroggio ROSSI. À cheval, devant l’ensemble des unités, il rappela le souvenir du Sampiero et des grands anciens, en appela à l’honneur et à la nécessité de sauver la patrie. Il vanta l’héroïsme des combattants. Il conclut par un appel à vaincre ou à mourir libre. Tenant son arme à bout de bras, Il ponctua sa harangue d’un coup de pistolet. La troupe, brandissant ses fusils, lui répondit par une longue ovation, suivie d’un long moment d’exaltation et d’enthousiasme patriotique collectif, entrecoupé par les chants de guerre.

Les nationaux se mirent en marche, ce jour du 5 octobre 1768, pour remplir une des plus belles pages de gloire de la Nation corse.

De LUDRE était enfermé dans Borgo où CHAUVELIN dépêcha un ingénieur pour effectuer des travaux de retranchement. Il considérait devoir conserver Borgo à tout prix, espérant mener une contre-offensive.

NARBONNE-PELET FRITZLAR a été appelé en renfort d’Ajaccio. Il avait reçu pour mission de renforcer la garnison de Borgo. Il subit là une défaite.

POMMEUREUL raconte : « On se détermina à marcher sous le feu terrible et continuel qui sortait des maisons, pour en enfoncer les portes à coup de hache : on vit monsieur de Narbonne une hache à la main, à la tête des grenadiers gravir la montagne, pénétrer dans le village et donner les premiers coups : toutes ces tentatives étaient inutiles, les portes étaient murées en dedans. » ……« On se détermina à marcher sous le feu meurtrier des maisons, pour donner la main à monsieur de Ludre, qui essaya en vain plusieurs sorties pour joindre l’armée, tout ce qui osa tenter ce passage dangereux resta sur place : les obstacles se multipliaient à chaque fois, ces difficultés menèrent à la nuit. » ……« Chauvelin finit par céder, recule et s’effondre. De Ludre, encerclé, capitule. Le général de Narbonne dira : c’est la première fois que j’ai tourné le dos à l’ennemi » (C.F. Pommeureul, Histoire de l’île de Corse (2 volumes –Bernes 1779).

DUMOURIEZ qui participa aux guerres de Corse écrira « Tout ce que Paoli a tenté était audacieux, bien combiné et exécuté avec finesse et précision. Il a employé dans cette guerre du génie et les Corses y ont montré un courage très estimable».

Plaque commémorative dévoilée durant l' été 2015 en l'église de Letia.

La garnison de Borgo, isolée après que les troupes corses se soient emparées de la Tour qui défendait le point d’eau, se rendit et capitula le 10 octobre au matin. Les Corses avaient occupé les maisons fortifiées du village et muré les portes de l’intérieur, obligeant de LUDRE à se rendre dès l’assaut général, lancé par l’armée nationale qui s’était rassemblée à Lucciana.

Les Corses ont perdu au total plus de 300 hommes tués ou blessés, lors de cette première offensive française. Les pertes des troupes de CHAUVELIN sont connues : six officiers et 27 soldats ont été tués, 58 ont été blessés. À ces pertes s’ajoutent les prisonniers : 50 officiers, 430 hommes, 3 pièces de canon, nombre d’armes individuelles, des vivres et des munitions qui tombent aux mains des corses.

Conformément à l’acte de capitulation, les prisonniers sont conduits à Corti. Ils sont traités selon les lois de la guerre et n’ont pas le sort des soldats corses, passés par les armes dans le cap Corse ou envoyés au bagne de Toulon, comme après la chute de Barbaggio, lors de la première offensive française du 30 juillet.

À l’issue de cette victoire corse, le marquis de CHAUVELIN sera relevé de son commandement et rappelé en France. L’armée française y aurait laissé mille six cents hommes tués et six cents blessés - dont MARBEUF, le commandant en second du corps expéditionnaire - au cours de l'engagement.

QUELQUES FIGURES

Clemente PAOLI, fils du général Giacinto PAOLI et de Denise VALENTINI, et frère aîné de Pascal. Il naît en 1720 à Morosaglia. Il suit son père à Naples et s'engage comme simple soldat au Régiment royal, et y obtient le grade de lieutenant. Rentré en Corse en 1752, il se mêle aux patriotes qui ont repris la lutte pour l'indépendance auprès de GAFFORI. Lors de la consulte d'Orezza, il concourt à faire proclamer Jean-Pierre GAFFORI, général des Corses. Quand ce dernier est assassiné en 1753, la Consulte le remplace par Clémente PAOLI assisté de trois magistrats : Tommaso SANTUCCI, Simon Pierre FREDIANI et le docteur GRIMALDI. Clémente refuse toutes les sollicitations pour accepter le commandement, et propose son frère cadet Pascal.

Le 13 juillet 1755, Pascal PAOLI proclamé Général de la Nation, Clémente se retire temporairement au monastère des Franciscains de Morosaglia. Pascal éprouvant des difficultés pour assurer son autorité sur ses rivaux, le rappelle près de lui et le nomme général des milices volantes corses. Clémente s'emploie à recruter et à organiser les miliciens. Il lève dans chaque pieve, cinquante hommes sous les ordres d'un capitaine. Ces bandes extrêmement mobiles sont formées de montagnards. Ils deviennent insaisissables lorsqu'ils battent le maquis, trouvant refuge chez l'habitant ou dans les monastères. Clémente et ses montagnards se trouvent partout où il y a du danger, justifiant son surnom "d'ange exterminateur".

En 1763, au couvent du Bozio, avec 200 montagnards il tire d'un mauvais pas son frère Pascal tombé dans une embuscade tendue par son rival le général MATRA. Placé à 60 km, Clémente arrive par des sentiers difficilement praticables, surprend son adversaire, tue leur chef et délivre son frère.

En 1768, dans les batailles qui l'opposent aux troupes royales françaises, il combat à San Pellegrino, et délivre San Fiorenzu. Il résiste 50 jours dans Furiani, et à Rutali, oblige les soldats de GRANDMAISON à retraiter en désordre.

Il joue un rôle primordial à la bataille de Borgu, avec GAFFORI, ABBATUCCI & GRIMALDI, en tournant la droite française, contraignant LUDRE et 600 grenadiers royaux à capituler.

À la bataille de Ponte Novu, la défection de GAFFORI laisse le champ libre aux troupes du Comte de VAUX. Clémente se réfugie avec 300 de ses fidèles dans les montagnes du Niolu. Il y harcèle les soldats du général NARBONNE, couvrant la retraite de son frère. Ne pouvant lever de nouvelles recrues, il se résigne à suivre son frère en exil. À Livourne il est à la tête des exilés, animant la révolte de 1774. Il trouve refuge en Toscane au couvent de Vallambrossa, où il y mène une vie monastique.

Il rentre en Corse après 20 ans d'exil, et assiste au retour triomphal de son frère. Il y décède en 1793.

Achille MURATI, (1733-1801 à Murato). Sans doute le plus brillant des lieutenants de Pascal PAOLI. Il s'illustre à la bataille de Furiani, où il est blessé le 18 juillet 1763. https://lh6.googleusercontent.com/-zcV4RH-wGHA/VNZ9TvUZ_HI/AAAAAAAAGNA/cXJg-sx5gd0/s400/achille-murati-13.jpgBattue, l'armée génoise désemparée, s'enferme dans ses présides. En Janvier 1767, il organise l'opération qui permet le débarquement et la prise de l’îlot de Capraja. A la tête de l'opération, il fait capituler la garnison génoise en mai, après qu'il ait fait échouer une tentative de débarquement d'une colonne de secours.

Il est blessé par les troupes françaises venues de Bastia à l'attaque de Teghime en 1768. Il trouve refuge à Livourne. De retour en Corse en 1773 suite à une amnistie. Il commande la Garde Nationale du Nebbio en 1790. Il est membre du Parlement anglo-corse en 1794.

Domenico ARRIGHI, de Speloncato. né en 1711, décédé le 25 avril 1789. Nommé par PAOLI Commandant de la force armée en Balagne au mois d'août 1762. Marié le 14 septembre 1732 à Marsilia (décédée le 26 février 1741), remarié le 25 décembre 1741 à Brigida SALADINI (1721-1803) dont il eut 12 enfants.

Ignaziu ARRIGHI, capitaine. Né à Letia en 1736, il est décédé le 1er Novembre 1790, Il est le fils de Giuseppe ARRIGHI, né à Letia en 1708, lui même fils de Gio Siliu ARRIGHI (né à Letia le 20 juin 1666) et petit-fils du capitaine Arrigo ARRIGHI, né le 6 octobre 1631, mort après 1680. Capitaine et Podestat en 1678.

Ignaziu ARRIGHI a représenté, comme député et Podestat, la communauté de Letia à la consulta organisée en 1765 et à celle du 22 juin 1768 à Corte qui décréta la mobilisation générale, sous le règne de Pascal PAOLI. Il est désigné pour commander la compagnie, formée à Letia en 1768.

Giacomo Petru Carlu ABBATUCCI. Patriote corse. Commande à Borgu, I Pumuntichi, (les originaires de la Région du Pumonte ou de l’Au Delà des Monts) et de patriotes du Cismonte avec quelques étudiants de l’université de Corté. Le général G.P. ABBATUCCI, héros de la guerre d’indépendance contre Gênes puis contre la France, responsable des Pievi du Sud de la Corse, contesta l’autorité de PAOLI, mais il se réconcilie avec lui en 1766 et nommé, à cette date, général pour le Sud de l’île.

Rallié au vainqueur après Ponte-Novu. MARBEUF, marquis de Cargèse, «le vieux pacha luxurieux» le jalousait à cause de son charisme et de l’ascendant qu’il avait sur ses compatriotes. Il tenta de le compromettre dans un complot criminel, objet d’un montage avec le faux témoignage du curé de Guitera, qui tourna à son désavantage. Le général fut néanmoins condamné et envoyé au bagne de Toulon avant d’être innocenté en 1782, puis réhabilité en 1787. Il put retrouver son grade de Lieutenant-colonel de l’armée royale, avant d’être élevé au grade de Maréchal de Camp en 1791. Il s’opposa à nouveau à Pascal PAOLI après le retour de celui-ci de son exil de Londres.

Le général Jacques Pierre ABBATUCCI dont les aïeux originaires, de Zicavo, dans la Pieve de Talavu, se sont distingués au service de la République de Venise, et notamment lors de la guerre contre les Turcs, avait fait ses études chez les jésuites à Brescia, ville où son grand père maternel, le général Domenicu PAGANELLI-ZICAVO, était gouverneur.

Il est le père du général Charles ABBATUCCI mort au combat de Huningue en 1796 à l’âge de 25 ans, du jeune lieutenant Séverin ABBATUCCI, mort à 19 ans, après le siège de Calvi (août 1794) où il fut mortellement blessé, et du chef d’escadron Antoine ABBATUCCI, mort à 22 ans durant la campagne d'Égypte avec Bonaparte.

Son petit fils Jacques Pierre sera ministre de Napoléon III.

Couple de citadins Cortenais. L'homme semble porter un uniforme. Il est coiffé d'un petit bonnet de drap.

Ignaziu BALDASSARI, il est lieutenant en 1° au Régiment Royal-Corse Infanterie levé en 1739. Il démissionne pour se placer au service de Pascal PAOLI. En 1762, il met sur pied deux régiments de volontaires soldés forts de 400 hommes. En 1764, à la tête de l'un d'eux, il fait capituler la garnison génoise de Furiani. Il décède la même année de fièvres malignes.

Antonio BUTTAFUOCO, (1707-1758). Originaire de Vescovato. Épouse une fille d'Andrea CECCALDI. Il prend les armes contre les génois. En 1736 il est à la tête d'un groupe de partisans. Il est désigné par la Consulte pour faire parti des otages demandés par le Général de BOISSIEU. Retenus à Toulon d’août à septembre, les otages sont enfermés à Marseille après l'incident de Borgo. Il signe avec les otages le texte exhortant les rebelles à déposer les armes. En 1739, il est nommé Capitaine à la création du Royal-Corse. Fait la campagne pendant la Guerre de Succession d'Autriche. Rentre en Corse en 1748. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis

Ghjuvan Battista BUTTAFUOCO, dit "Tito" (1710-1764). Il est le frère d'Antonio et oncle de Matteo. C'est un adversaire acharné de Gênes et un fidèle partisan de Pasquale PAOLI. En 1762, il est membre du Supremo Consiglio. Il commande également l'un des deux régiments réguliers Corses. Il est tué accidentellement par l'un de ses soldats.

Antonio GENTILI, dit "Bonavita". Il est originaire de Saint Florent. Officier de l'armée nationale, il commande les mercenaires prussiens qui défendent le pont à la bataille de Ponte Novu. Après la défaite, il se réfugie à Livourne et participe à l'organisation du soulèvement de 1774. De retour en Corse avec PAOLI, en 1790, il est nommé Commandant de la Garde Nationale du Nebbio. Hostile à la sécession de 1794, il s'illustre lors de la défense de Saint Florent contre les Anglais. Il reçoit le grade de Général de Brigade par les représentants de la Convention. Après la chute de Saint Florent, il participe à la défense de Bastia qui capitule avec les honneurs de la guerre, après un intense bombardement en mai 1794.

Il sert à l'Armée d'Italie. Il est promu divisionnaire en 1795. Le Général BONAPARTE le désigne pour rétablir la République en Corse. Il en devient le Commandant Militaire. En 1797, il est gouverneur de Corfou. Il décède l'année suivante du paludisme.

La Bataille de Ponte Novu - Lithographie du XIX° in Napoléon Bonaparte sous la direction de Dimitri CASALI - Ed. LAROUSSE. sept 2010 (Coll. de l'auteur)

SOURCES

Je dois à l'amitié de M. Martin ARRIGHI la relation de la bataille de BORGU. Qu'il en soit à travers ces lignes chaudement remercié.

Mes plus vifs remerciements au Pr Jean-Dominique POLI, de l'Université de Corté.

Mes plus vifs remerciements à M. Jean-Christophe ORTICONI de MASSA.

Mes plus vifs remerciements à Mme Hélène COLONNA-CESARI, pour les renseignements relatifs a sa famille.